
Possibilités d'impression
Toutes mes photos sont disponibles à l’impression. Les photos affichées sur ce site ne restituent que partiellement ce qu’elles dégagent lorsqu’elles sont imprimées. Lorsque l’œuvre éclôt sur un support physique, lorsqu’on peut la toucher, la manipuler, l’observer à la lumière du jour et sous tous ces angles, c’est à ce moment que j’estime qu’elle est née et véritablement aboutie. Il faut se confronter à la réalité matérielle pour apprécier réellement l’esthétisme d’une photographie, sans l’intermédiaire d’un écran.
Les impressions sont possibles sous plusieurs formats, de 24 x 36 cm à 60 x 90 cm, à la demande. Je réalise également des cadres à partir d’éléments naturels. Pour toute demande, n’hésitez pas à me contacter et nous pourrons discuter du format et du cadre idéals pour la photographie désirée.


Cadre
Le concept de cadre est des plus interpellant. Il émerge d’une vision et d’une construction purement humaines. Quasiment tous les cadres qui nous entourent et qui peuplent nos quotidiens sont rectangulaires. Cadres de tableaux et photos mais aussi écrans d’ordinateur, de téléphone, affiches publicitaires, livres, bd… La vision humaine semble avoir besoin d’être délimitée par un rectangle. Or aucun carré ni rectangle n’existe dans la nature. A quel moment les branches d’un arbre, le lit d’une rivière, des feuilles, des animaux ou même de la roche vont-ils s’assembler en quatre sections régulières à un angle précis de 90° ? Cette construction ne se retrouve que dans la création humaine. La nature crée l’ovale d’un œuf, les cercles à la surface de l’eau après le jet d’un objet en sein, des structures géométriques complexes et régulières tels les flocons de neige ou les fougères… Mais jamais de carré ou de rectangle…
Pourquoi avoir choisi d’enfermer notre vision dans cet espace ? Alors que notre propre champ de vison est ovale ?
Je cherche donc progressivement à m’éloigner de cette perspective humaine. Je sais cependant que je ne pourrais jamais être complètement détaché d’une influence humaine, faisant partie de cette espèce et de sa culture. La volonté même de faire des photos et d’en sortir des impressions découle totalement de cet ancrage. Je veux néanmoins tâcher de me rapprocher de la nature. Sans elle, aucune photo ne serait possible. Sans ressources naturelles, je n’ai pas de bois ni de papier sur lequel poser ma photo. Ni de pigments pour la faire naître. Pas plus que de pétrole et d’acier pour créer une imprimante. Sans minerai, pas d’appareil photo ni d’optique, pas plus que de carte mémoire….
Articulé et démiurgé par l’homme, néanmoins. Ce qu’on nomme artificiel ou culturel et qui s’opposerait au naturel. Dans mon approche j’ai envie de brouiller ces frontières et d’ancrer ma construction culturelle au plus proche d’éléments naturels. Tâcher d’oublier les fractures.
Pour l’instant, j’ai gardé ce cadre rectangulaire et agencé autour des éléments naturels issus de la forêt. A terme j’imagine encore déstructurer davantage cette composition si ancrée dans nos esprits. La gageure sera de réussir à sortir de cette vision de la photographie si délimite tout en gardant l’équilibre de la compréhension de l’œuvre.


