
Dominique Fumeaux
"Seule la montagne a vécu assez longtemps pour écouter avec discernement le hurlement d'un loup."
Aldo Leopold

Je travaille depuis de nombreuses années dans le domaine de l’image. J’ai évolué tout d’abord dans le monde du cinéma et de la vidéo en participant à de nombreux tournages puis en suivant les cours de l’Ecole de cinéma et télévision de Québec. Vous pouvez d’ailleurs trouver ce travail sur mon autre site, dédié à la cinématographie, et disponible dans les liens.
Je me suis tourné vers la photographie principalement vers 2020. Bien que les univers cinématographiques et photographiques partagent des similarités, les techniques de base de compréhension de la lumière étant les mêmes, l’approche de l’image en mouvement est radicalement différente de celle relative à l’image fixe. J’ai adoré vivre cette transition et toutes les réflexions qu’elle amenait. A l’empressement et la fièvre des tournages de cinéma, succédait le calme et la solitude appréciées de mes expérimentations photographiques en nature. Au cinéma et pour la télévision, il fallait saisir le mouvement et la narration dans une continuité construite de plans. Tandis qu’une photo doit pouvoir nous plonger dans un monde et en raconter l’histoire en un instant figé. L’avant… l’après…. le pourquoi… toutes ces notions se concentrent en un seul point qu’il est essentiel de savoir saisir et faire émerger.
Dès l’adolescence, je me suis fortement intéressé et concerné par les luttes sociales et écologiques. Au fil du temps, je me suis engagé dans divers collectifs , pour amener ma pierre à l’édifice et contribuer, à hauteur des moyens, à construire un monde meilleur pour tous les êtres vivants. Depuis quelques années, je ressens cependant le désir de plus m’investir. Au vu des désastres environnementaux de plus en plus importants, fréquents, délétères et potentiellement irréversibles, et aussi au vu de la montée drastique des inégalités de classe, de race, de genre et d’une dégradation des acquis sociaux,
J’ai davantage pris conscience de l’importance de ces luttes et de leur intersectionnalité. J’ai ainsi recommencé des études pour pouvoir exercer un métier allant dans ce sens. Mais c’est toujours à travers mes œuvres que j’entreprends une démarche militante. J’ai envie de protéger le vivant sous toutes ses formes, autant humain que non-humain. Surtout de nous faire nous questionner, en tant qu’êtres humains, afin de repenser notre lien à la nature et de trouver – ou retrouver – notre place au sein de celle-ci.